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La mutualisation des ressourcesComment faire plus avec moins
Dans le domaine des systèmes d'information comme ailleurs, les collectivités sont confrontées à des problématiques financières évidentes. Limitation des budgets, des ressources et même parfois des compétences techniques disponibles, le triangle de contraintes Qualité-Prix-Délais se retrouve bien souvent guidé par les seuls aspects financiers.
La démarche la plus couramment empruntée par les collectivités pour la mise en place de leurs systèmes d’information consiste généralement à procéder par appel d’offre auprès de prestataires privés. Ces derniers proposent alors une solution propriétaire ou libre, mais quasi systématiquement originale. Dans cette logique, la collectivité supporte seule la charge financière du développement d’un dispositif uniquement dédié à son propre usage. La conception et la réalisation technique et donc le financement de certaines fonctionnalités (un générateur de sites internet par exemple) sont dans ce cas réitérés autant de fois qu’il y a de collectivités qui souhaitent en disposer. La démarche de mutualisation ou comment faire plus avec moinsChaque jour, des collectivités locales lancent seules des appels d’offre pour la mise en place d’un outil de gestion de site Internet. Elles n’en ont que "pour leur argent". D’autres logiques émergent, bien plus satisfaisantes tant au plan de la qualité que des coûts. Ainsi, le principe de la mutualisation consiste soit à financer collectivement l’outil (ou son hébergement), soit à investir chacun dans une brique de l’outil en la mettant à disposition des autres.
Si chaque
collectivité, non contente de financer un produit déjà
existant (comme un module de gestion de sites Internet), pouvait
utiliser des outils produits par d’autres en finançant un
nouveau module ou un nouveau téléservice qu’elle remettrait à
la disposition des autres, pour un financement national équivalent
tout le monde bénéficierait des téléservices et pas seulement de
son site Internet. Cette démarche, si elle n’est pas encore très courante, se développe de plus en plus à l’échelle des départements ou des communautés d’agglomérations, souvent d’ailleurs au travers de SEM ou d’organismes chargés de gérer les ressources à l’échelle d’un territoire. En revanche elle n’en est qu’à ses balbutiements à l’échelle nationale et réservée à la production d’outils complexes et coûteux. Il existe bien sûr tous les groupes de travail sur le logiciel libre (ADDULACT, Admisource) qui proposent de regrouper en un même point des productions des divers membres, mais les démarches coordonnées d’investissements communs restent confidentielles. Pour les outils de grande envergure, le financement coordonné reste indispensable pour optimiser l’utilisation des deniers publics et proposer des services étendus aux citoyens. Dans le cas des outils de gestion de sites Internet dédiés aux collectivités locales et territoriales, leur évolution naturelle implique la mise en oeuvre d’outils de services en ligne à l’usager, une panoplie de dématérialisation des opérations effectuées au guichet des mairies qui doivent aussi être disponibles au domicile des usagers. Cet exemple illustre particulièrement bien l’enrichissement fonctionnel apporté par la mutualisation des besoins et des moyens. La mutualisation de CapWebCTL’un des objectifs de CapWebCT est justement de mettre en
oeuvre une démarche de mutualisation. L’outil créé pour les
collectivités du Val d’Oise a été conçu pour optimiser
l’usage des ressources techniques et la maintenance du
système, réduire les coûts de mise en oeuvre des services en ligne
et permettre à tous de profiter de l’investissement
initial. Les nouvelles fonctionnalités développées sont spécifiées dans
le cadre de groupes de travail réunissant un panel de collectivités
représentatives des collectivités locales françaises, aussi bien en
terme de taille que de contexte géographique (rural, urbain,
etc.). La plate-forme WebCT95 est conçue pour gérer sur un seul serveur
un grand nombre de sites. Chaque collectivité ne paie donc
qu’au prorata de l’hébergement la concernant. Cette
solution permet aussi à chacune de bénéficier des évolutions
techniques et fonctionnelles sans devoir payer à nouveau les
nouvelles fonctions. L’ensemble des développements financés par les collectivités pour WebCT95 est remis dans le "pot commun", garantissant à chacun de ne pas payer ce que les autres ont déjà financé mais utilisant leurs fonds pour de nouvelles fonctionnalités. |
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