Rodolphe Lanctuit, Directeur informatique de la mairie de Saint-Germain-en-Laye, nous livre son expérience du déploiement de CapDémat.
Retour sur un projet parti de la volonté de mettre en oeuvre un guichet unique au service du citoyen.
Quelles sont les raisons qui vous ont
amené à choisir CapDémat pour la mise en place du portail des
téléservices de Saint-Germain ?
Conduite du changement
Quelles
organisations avez-vous dû mettre en place pour réaliser ces
téléservices ? (vidéo - 1mn12s)
Pour chaque
étape, pour avoir la maîrise du projet, comment est-ce que vous
procédiez ? (vidéo - 0mn41s)
Quels sont les
premiers commentaires que vous avez eus des agents ? (vidéo -
1mn43s)
Quand les
agents ont vu l’interface du back-office et tout le circuit
du traitement, ils l’ont trouvé simple, compliqué ? (vidéo -
0mn38s)
Comment
s’est déroulée votre collaboration avec le Conseil général du
Val d’Oise ? (vidéo - 0mn38s)
Au final, que
pensez-vous de cette plate-forme CapDémat ? (vidéo -
0mn40s)
Est-ce
qu’un éditeur peut couvrir l’ensemble des services
d’une collectivité ? (vidéo - 0mn48s)
Nous avons initié un projet global d’amélioration de
l’accueil au public sous toutes ses formes, aussi bien
physique qu’électronique. Au niveau de l’accueil
physique, nous avions, au départ, 18 guichets tous dédiés à
l’accueil du citoyen qui devait faire plusieurs guichets
s’il avait plusieurs démarches à accomplir. Au niveau des
téléservices, nous avions l’équivalent avec certains services
déjà en ligne, des formulaires où la personne, lorsqu’elle a
à faire plusieurs demandes, saisit plusieurs fois la même chose
dans plusieurs formulaires différents.
En partant de ce constat, nous avons voulu améliorer et simplifier
les démarches pour les citoyens : des travaux dans le bâtiment sont
en cours pour améliorer l’accueil physique et avoir des pôles
de guichets polyvalents et, sur la partie électronique, nous
voulions offrir non pas des formulaires, mais un point
d’entrée unique dans lequel la personne saisit une seule fois
pour toutes, son nom, son prénom, son adresse, etc., dépose
quelques pièces pour ensuite faire ses démarches.
Une pré-étude a été menée pour voir la faisabilité de ce type
d’approche. Toutes les solutions possibles ont été balayées
dans le domaine du privé et du public, CapDémat est ressorti comme
le produit le plus élaboré du marché à ce moment-là, il y a environ
deux ans.
Nous avons appelé le projet "guichet unique" aussi bien pour
l’accueil physique qu’électronique. Nous l’avons
rebaptisé récemment "Atrium" car finalement, on ne peut pas tout
faire à un seul guichet, c’est trop compliqué pour les
agents qui traitent les demandes des citoyens.
Du côté électronique, nous sommes confrontés à des services qui
utilisent chacun un outil métier dédié nécessitant un interfaçage
avec le portail. Là, nous sommes tributaires des éditeurs qui sont
favorables ou non à l’idée d’interconnecter leur
outil.
Dans la mise en oeuvre de cette démarche ambitieuse d’un
portail unique, nous avançons par tranches, de façon itérative, en
fonction des outils métiers qui sont derrière et des
interconnexions que l’on met en place ou non. Nous y arrivons
graduellement mais pas en une seule fois.
Vous avez ouvert l’état-civil, le
culturel et l’environnement. Quelles sont les prochaines
étapes ?
Il nous reste deux téléservices déjà en place hors du portail que
nous allons réintégrer prochainement. Cela concerne le paiement en
ligne et l’inscription au centre de loisirs et puis, nous
avons d’autres idées dans les mois à venir qui restent
parfois à étudier en détail : la Carte famille par exemple. Nous
regardons aussi l’offre du social proposée dans le
"catalogue" de CapDémat, ainsi que la partie école de musique.
Saint-Germain a créé le téléservice
"Recensement militaire". Il va être reversé sur la plate-forme
CapDémat ?
Oui. C’est pour cela que nous aimons les solutions
open-source parce qu’il y a un effet de communauté où nous
contribuons et améliorons les uns les autres l’outil au
bénéfice de tous.
Nous avons créé un téléservice, recensement militaire, ainsi que
deux autres sur l’environnement - la collecte
d’encombrants et la collecte de déchets verts - ils ont été
développés récemment et mis dans la corbeille commune.
Il y en d’autres de ce type que
vous allez développer ?
La carte famille par exemple. C’est un sujet que nous
étudierons dans le courant de l’année en interne et si
l’idée nous paraît faisable en matière d’organisation
interne, elle se traduira par un formulaire qui n’existe pas
aujourd’hui. A ce moment-là, nous proposerons de le créer
nous-même.
En tant que DSI, quels changements ce
déploiement a-t-il entraîné pour vous ?
La gestion de ce projet était extrêmement complexe car nous sommes
confrontés à un nombre élevé d’interlocuteurs et impliqués
dans différentes directions. Dans un projet classique, nous nous
impliquons fortement sur un secteur en particulier. Dans ce type de
projet, nous devons être multi-casquettes et nous intéresser
simultanément à différents secteurs : état-civil, recensement
militaire, bibliothèque, environnement. L’avancement du
projet est plus ou moins rapide suivant les secteurs. Il est
nécessaire de s’impliquer dans les aspects métiers ainsi que
les aspects techniques car ce projet s’appuie sur les
technologies nouvelles.
De plus, c’est un produit qui s’appuie sur les
recommandations de la DGME en terme de sécurité,
d’interopérabilité. Lors de la rédaction du cahier des
charges pour l’appel d’offres, nous nous impliquons
pour comprendre ces différents aspects auxquels nous ne sommes pas
forcément confrontés habituellement.
L’intérêt aussi de CapDémat est de s’appuyer sur
l’expérience de ses concepteurs qui se sont rapprochés de la
DGME ; nous tirons les bénéfices de leurs réflexions.