Christophe Foiret : WebCT95, une expérience unique
Quel était votre rôle dans le
projet ?
J’étais à la fois responsable technique et responsable
fonctionnel du projet. Je faisais partie du comité de projet, je
validais les briques logicielles proposées par la maîtrise
d’oeuvre ainsi que les livrables, la documentation liée à
l’architecture et les procès-verbaux de recette. Je
m’assurais que l’ensemble était conforme aux normes du
plan d’assurance qualité.
Comment s’est déroulé le
choix de l’architecture de WebCT95 ?
Le Conseil général a lancé un appel d’offres en mai 2002,
avec le souhait d’une architecture orientée java. Plusieurs
solutions telles que Zope, Lutèce ou Open-CMS, ont été proposées.
Finalement, c’est la solution Redhat CCM présentée par la
société Bull, qui a été retenue. L’offre était assez
cohérente : elle proposait une solution qui dispose d’un
framework open-source avec un système de workflow validé.
Economiquement, elle répondait également aux critères
budgétaires.
Pouvez-vous nous parler un peu plus
du plan d’assurance qualité ?
Une méthode de validation des livrables, notamment de la
documentation, a été mise en place dès le début de l’appel
d’offres. Ce plan était intégré dans les réponses attendues
des entreprises qui ont répondu à l’appel d’offres et
faisait partie de nos critères de choix.
Quelles étaient les différentes
étapes du projet ?
Il y a eu d’abord un premier recensement des besoins auprès
des villes pilotes, la rédaction du cahier des charges puis le
lancement de l’appel d’offres. Après le choix du
prestataire, ont suivi le développement du projet, les tests puis
l’ouverture des sites pilotes. Le développement a duré cinq à
six mois environ. On a ouvert le premier site pilote qui est la
ville de Louvres en mars 2004 et depuis, les ouvertures de sites
ont pris un rythme de croisière...
Quelles évolutions voyez-vous entre
la première version de WebCT95 et celle d’aujourd’hui
?
Les principales fonctionnalités pour un site institutionnel sont
réalisées. On avait préconisé un circuit de validation paramétrable
et plus complexe, mais finalement celui qui est mis en oeuvre
convenait davantage aux besoins.
Qu’est-ce que vous avez
appris durant ce projet ?
La découverte de l’environnement open-source, le
fonctionnement d’un CMS avec ses briques logicielles et
surtout le travail de la coordination d’un gros projet comme
celui-ci avec de multiples interlocuteurs avec des profils
extrêmement variés.