
|
Téléservices "affaires scolaires" à Parmain : retour d'expérience d'un déploiement l Témoignages l Comment ça se passe à Vétheuil ? l Une femme, chef d'orchestre de la TMA l Journal internet, journal papier : quelle organisation ? l Réseaux internes et interactivité à Saint-Ouen-l'Aumône l Christophe Foiret : WebCT95, une expérience unique l 1, 2, 3... clubs utilisateurs : une formule originale de service client l Benoît Orihuela : "WebCT95 utilise des technologies intéressantes..." l L'expérience CapWebCT l Saint-Germain-en-Laye enrichit l'offre de CapDémat l CapWebCT est devenu au fil du temps une suite logicielle.
Téléservices "affaires scolaires" à Parmain : retour d'expérience d'un déploiementParmain, commune de 5000 habitants, propose à ses administrés, depuis 2005, les téléservices de CapDémat "Demande d'inscription scolaire, à la restauration scolaire, au centre de loisirs et aux activités périscolaires". La commune utilise un logiciel métier, Smart Intégral de la société Horanet, pour gérer les affaires scolaires et s'est dotée de bornes de badgeage pour la restauration scolaire. Les usagers parminois bénéficient également du paiement en ligne.
Anne-Marie Cavailles, agent du service scolaire, travaille sur ce projet depuis sa mise en oeuvre initiale et a accepté de répondre à nos questions sur le déploiement.
Je suis régisseur et je m’occupe de tout le service scolaire à savoir l’inscription à l’école, à la restauration scolaire, le paiement de la restauration, la gestion des transports de bus pour aller vers la bibliothèque et vers les salles de sport, les remises de dictionnaire en fin d’année, le courrier qui concerne le scolaire, les dérogations scolaires pour le secteur ou les dérogations d’âge en janvier. Je m’occupe aussi de toute la polyvalence de l’état-civil en l’absence de ma collègue. Enfin, j’assure l’accueil avec les demandes de carte d’identité, de passeport, de sortie du territoire et de réservation de salle.
Comment avez-vous procédé pour la mise
en place des téléservices ? Pour la rentrée 2005-2006, on a commencé avec une classe pilote,
puis en 2006-2007, le projet s’est étendu aux 15 classes de
Maurice Genevoix, et en 2007-2008, à toute la commune. Etant donné qu’ils étaient libres de s’inscrire ou non à CapDémat, combien de parents ont accepté d’adhérer à cette démarche ? En fait, on a inscrit tout le monde sur CapDémat. Lorsque les
parents sont venus en mairie pour inscrire leur enfant soit à
l’école, soit à la restauration scolaire, ils avaient leurs
justificatifs et on a procédé à la création du compte foyer et aux
deux autres inscriptions. En effet, pour pouvoir s’inscrire à
la restauration scolaire, il fallait passer par la création du
compte foyer. En 2006-2007, pour les 15 classes, combien de temps cela vous a pris ? Comment vous êtes-vous organisée ? Entre les trois inscriptions, le "scan" des justificatifs et les explications, il fallait compter une heure à une heure et quart par famille. Les familles étaient compréhensives puisqu’on a eu quelques soucis de longueur car les gens ont parfois attendu longtemps à l’accueil. Ils ont accepté le projet avec calme ; certains ont fait la démarche par internet une fois que je leur ai donné les explications ; beaucoup ont téléphoné par la suite parce qu’ils n’avaient pas tout enregistré, notamment pour tout ce qui concerne la partie paiement de la restauration scolaire. On a procédé d’abord par les inscriptions obligatoires de début d’année au mois d’avril pour les CP et les premières années de maternelle. Cela concernait quatre classes et environ 75 familles. En mai-juin, on a poursuivi avec les moyennes et grandes sections de maternelle, les CE1 jusqu’en CM2 ce qui représentait 300 familles à peu près. J’étais occupée à 100 % sur les inscriptions scolaires et j’ai reçu de l’aide de ma collègue du centre de loisirs. Pour cette deuxième année 2007-2008, vous n’aviez plus de création de compte foyer à faire mais uniquement la réinscription à la restauration scolaire. Combien de temps cela vous a-t-il pris ? La deuxième année, sur Maurice Genevoix, il fallait un quart
d’heure par enfant. Est-ce que les familles posent beaucoup de questions ? Enormément. A quoi ça sert, pourquoi, qu’est-ce que vous allez en faire... Quand on leur explique que c’est pour faciliter leurs démarches futures, elles sont 100 % d’accord. Nous donner leur livret de famille pour qu’on le scanne, ça ne les gêne pas du tout du moment que, si elles ont besoin d’une autre démarche, elles n’auront pas besoin de le refournir parce qu’un agent l’a vu et l’a validé. La démarche est bien passée auprès des administrés. J’ai ressenti un accueil sur la commune très favorable. Certains ont peur qu’on supprime l’accueil en mairie et ont cru qu’on ne voulait plus les voir, qu’il fallait tout faire par internet. On les a rassurés en leur disant qu’ils pouvaient toujours venir nous voir et qu’on était à leur disposition. Ils ont aussi demandé si c’est fiable. La question que j’ai maintenant, ce sont les jours décomptés alors qu’avant, quand ils recevaient une facture qui indiquait 15 repas en septembre, ils ne me demandaient pas quels jours ont été facturés. Aujourd’hui, comme c’est l’enfant qui badge, cette demande survient avec les détails des jours où l’enfant a badgé. Ceux qui ont internet consultent leur compte et les autres le demandent à la mairie. Cela valorise l’accueil... Oui. Je passe beaucoup de temps auprès des administrés pour leur expliquer le fonctionnnement de CapDémat, où il faut qu’ils aillent parce qu’ils ont beaucoup de mal à naviguer sur le site mais ça va mieux. On a eu des questions sur les pertes de badge. On essaie de les rassurer : l’enfant se responsabilise par rapport à cet outil, surtout à cet âge-là -les maternelles. Même les touts-petits sont fiers d’avoir le badge et veulent badger eux-mêmes même si ce sont les parents qui le font pour les maternelles. A partir du primaire, très peu d’enfants perdent ou oublient de badger à l’inverse des grandes sections de CM1 et CM2. En 2007-2008, le projet s’est étendu à toute la commune. Comment cela s’est passé ? On a rentré d’autres familles. Pour cette troisième année,
il a fallu gérer les réinscriptions cantine de Maurice Genevoix
mais là, c’était relativement facile, et on a recommencé avec
les deux autres écoles. On n’a pas organisé de réunion
d’information mais on a envoyé des courriers. Est-ce que ce processus a pris autant de temps que l’année précédente ? Oui. Ce qui prend le plus de temps, c’est la saisie des
données sur CapDémat. Pour ceux qui l’ont fait sur internet,
c’est plus rapide car toutes les informations sont déjà là.
Il nous suffit de scanner les documents et de valider les demandes
sur le logiciel métier pour pouvoir créer le badge et que ce
soit fonctionnel pour la rentrée. Quel est le pourcentage de parents qui ont fait la démarche directement via internet la deuxième année ? Sur 375 familles à Maurice Genevoix, une cinquantaine maximum l’ont fait via internet. Et pourquoi ? Parce qu’ils ne se rappellent pas de leur mot de passe ou de leur identifiant ; ils ont eu des soucis de connection sur le site, ils ont oublié et ils n’ont pas envie de le faire. Par contre, de plus en plus, les gens paient par internet. Ils ont l’habitude d’aller sur le site pour consulter leur compte et vérifier les pointages. Je pense que, l’an prochain, quand nous informerons sur le site communal qu’il faut qu’ils refassent leurs inscriptions, dans les écoles avec les dates de réinscription, toutes ces personnes-là vont le faire systématiquement sur internet. D’année en année, on aura de plus en plus de demandes via internet parce qu’ils ont vu l’avantage de ne pas se déplacer. Vous avez eu des retours des parents depuis un an, deux ans ? Les gens sont très satisfaits du système. Un mot de votre logiciel métier ? Il s’agit de Smart Intégral de la société Horanet. Dans le
courant de l’année, je passe plus de temps sur Smart
puisqu’une fois que l’inscription est notifée sur
CapDémat, on n’y revient plus si ce n’est que pour
vérifier quelque chose ou de nouvelles inscriptions. Pour les gens
notamment qui arrivent d’autres communes, ils font
pratiquement tous leurs démarches en ligne. |
||