
Téléservices et logiciels libres : un couple gagnant
Philippe Usclade
En offrant un bouquet de 15 téléservices entièrement créés à partir de logiciels libres, la plate-forme CapDémat prouve que cet environnement technologique est fiable et mûr. Philippe Usclade, chef de projet au Conseil général du Val d'Oise, nous donne son point de vue sur les choix du libre.
Qu’est-ce qui vous a incité à utiliser des briques libres dans le développement des téléservices ? Le libre dans CapDémat est intéressant à plus d’un titre.
Premièrement, les coûts de licence sur les bases de données ou des
éléments forts d’architecture par exemple sont rédhibitoires.
Les solutions à base de libre permettaient de répondre à cette
problématique de prix. On dit souvent que l’utilisation du libre revient au final beaucoup plus cher à la maintenance. La problématique que nous avions était de trouver ou de fabriquer des outils en fonction des besoins de nos collectivités. Quand le projet a démarré en 2002 sur la première brique WebCT95, générateur de site web, on n’avait pas de produit packagé équivalent directement disponible sur le marché intégrant l’ensemble des fonctionnalités répondant aux besoins des collectivités. Un travail d’adaptation et de réalisation était nécessaire pour obtenir un outil d’une certaine maturité d’où une problématique de développement qu’elle soit sous licence ou non. Le choix du libre constitue une vraie liberté sur la réalisation d’un outil conforme aux besoins des collectivités et conformes aux attentes du terrain. De plus, à travers des marchés qui assurent l’évolution de l’outil et les corrections, nous assurons la pérennité de l’outil. Enfin, nous avons fait le choix de la licence la plus commune qui est la licence GPL qui permet à chaque acteur qui souhaite utiliser le produit de pouvoir bénéficier de l’ensemble des sources, de la documentation de base d’installation et d’explication de la plate-forme, sans aucune contrainte particulière. |
||